la-horde-1022315-264-432

Merci à Astrid Dujardin pour avoir permi à toute l'équipe de découvrir ce Service Presse

Présentation de l'éditeur :

Ganaël rêvait depuis des siècles de posséder un être humain quand il a rencontré Laure, 10 ans, une petite fille vive, drôle, si douce. Maintenant il est en elle, et il raconte son irrésistible prise de pouvoir sur Laure.

Bientôt il pourra lui apprendre la cruauté, la voracité, l'absence totale de pitiéqu'il est venu répandre dans le monde. Mais les humains sont un peuple étonnant : rien ne se passera comme prévu - ce sera pire.

L'avis de Ninou :

Bon clairement, je ne vais pas y aller par 4 chemins, et j'en suis navrée...je viens de recopier le résumé juste au dessus, et j'ai la nette impression qu'il est mieux raconté que le roman en lui-même. Vous vous dites "bouh dur" oui ça m'arrache la tronche de vous le dire de cette manière, mais je suis déçue. Je m'explique.

La Horde n'est pas mal écrit, le texte est propre, pourtant la narration du début ne nous met clairement pas à l'aise. Le récit semble décousu, un peu comme un enfant surexcité qui passe du coq à l'âne. Alors oui, je sais, Ganaël, notre démon se considère jeune car c'est sa première possession, mais il a quand même une paire de siècles à son actif, donc ça ne l'excuse pas vraiment. J'ai vraiment eu un mal fou à rentrer dedans, pire, j'ai dû me pousser aux fesses et me dire "Ninou, il ne fait que 200 pages, ça fait une semaine, tu as lu 8 bouquins en 15 jours et ils faisaient le double". En bref, difficile, niveau plaisir lors de lecture, ce n'est pas ça !

On passe les 60 pages, et là ouf, ça y est on a pris nos marques. Les choses sérieuses commencent, Ganaël montre son vrai visage à Laure, passé le coup de flippe, elle l'accepte plutôt bien. On entre dans la 2ème partie du récit, l'auteur suit son plan...les 3/4 du temps, on a juste l'impression que la gosse hallucine, que les choses ne se déroulent pas réellement comme elle le croit, que le démon lui embrouille le cerveau, mais non, ça arrive pour du vrai, donc tu es à nouveau perturbée mais tu fais abstraction car quelque part, c'est un roman fantastique...

Et nous voici dans la dernière partie, tu te dis "ouf", on y arrive, on va savoir où voulait en venir l'auteur...sauf qu'elle ne prend pas le chemin le plus facile, elle nous fait un retournement de situation qui te laisse encore plus perplexe que pour tout le reste du roman. Alors tu te dis, c'est cool, la prise de risque tout ça tout ça, oui mais non franchement j'aurais encore préféré qu'elle nous dise que Laure était dans le coma et qu'elle débloquait grave plutôt que cette fin.

Sybille Grimbert a-t-elle subi une attaque de bisounours?!

Nous ne le saurons jamais, ce que je sais en revanche c'est qu'elle aurait pu en faire quelque chose de "grandiose". C'est comme voir un gâteau qui a super bien gonflé dans son four, le sortir et bim on dirait un blinis géant.

J'ajouterais pour finir, que j'ai bien saisi le message sous jacent, les démons ne sont pas forcément ceux que l'on croit. Mais avec le parcours de Laure et Ganaël et ce qu'en a fait l'auteur, ça semble simpliste et j'ai le sentiment qu'elle n'a pas assumé à 100% son pitch, dommage.

Je regarde donc son bouquin partir vers ma co-blogueuse comme Ganaël regarde une dernière fois Laure partir vers son destin, et c'est moi pour le coup qui hausse les épaules.

Ninou.